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Emanuelis Zingeris, Président de la Commission des Affaires étrangères : « Union européenne devrait tirer les leçons de la chute de la République des Deux Nations »

Le 27 septembre, le Président de la Commission des Affaires étrangères du Seimas, Emanuelis Zingeris, a participé à Paris à la conférence internationale intitulée «Traditions constitutionnelles et parlementaires de la Res Publica de la Fédération polono-lituanienne : La Première constitution européenne du 3 mai 1791».

La conférence a été initiée par le Signataire de l’Acte de rétablissement de l’Indépendance de la Lituanie, E.Zingeris, et le Directeur de l’Institut de l’Europe centrale et orientale de Lublin, Jerzy Kłoczowski, dans le but de mettre en valeur l’importance pour l’Europe moderne de la première constitution écrite de la République des Deux Nations.

Dans son allocution adressée aux participants de la conférence, E.Zingeris a souligné que l’Union européenne pourrait s’écrouler de la même manière que la République des Deux Nations, si elle ne tirait pas de leçons des erreurs évidentes de notre histoire. Le 18ième siècle tout entier a été marqué par un processus de destruction continue de l’Etat polono-lituanien, largement influencé par les Etats voisins, impériaux et despotiques, dans un but commun d’interrompre une évolution avancée de l’idée d’égalité des hommes. La Constitution du 3 mai 1791 a été la dernière tentative de s’opposer à l’écroulement de la République des Deux Nations. E.Zingeris a souligné que contrairement à la Pologne, qui commémore uniquement le 3 mai, la Lituanie commémore deux journées qui, par la décision du Seimas, ont été inscrites dans le calendrier lituanien des dates commémoratives: le 3 mai qui marque l’adoption de la Constitution, et le 20 octobre – Journée de l’Engagement mutuel des Deux Nations.

«La mémoire de nos héros, de Tadas Kosciuška (Tadeusz Kościuszko) à Emilija Pliaterytė (Emilia Plater) et Konstantinas Kalinauskas, nous engage à respecter le rôle des créateurs de l’Europe et à ne pas sombrer dans les «guerres des lilliputiens» déclenchées par le simple désaccord sur le côté des œufs à la coque à casser, décrites par Jonathan Swift dans son livre «Les voyages de Gulliver»», disait E. Zingeris.

Selon lui, jusqu’à maintenant, les frontières orientales de la Lituanie et de la Pologne marquent, malheureusement, non seulement la limite de l’espace Schengen mais aussi celle du monde démocratique européen. Le devoir des politiques de ces Etats consiste donc à défendre, dans l’unité, les valeurs démocratiques pour lesquelles nous nous sommes battus.

E.Zingeris a terminé son discours par une citation tirée du communiqué des présidents des commissions des Affaires étrangères des parlements polonais et lituanien relatif aux relations entre la Pologne et la Lituanie, signé à Strasbourg le 10 mai 2011: « Nous devons déployer tous les efforts pour que le sang des insurgés, la Constitution du 3 mai et l’Engagement mutuel des Deux Nations servent d’exemple d’une attitude d’honnêteté pour toutes les nations qui construisent l’Europe du 21ième siècle».

Les participants de la conférence ont pu entendre les présentations faites par les grands historiens de Pologne, de Lituanie, d’Ukraine et de France. Deux représentantes lituaniennes, collaboratrices de l’Institut d’Histoire de Lituanie, Dr. Rasa Čepaitienė et Dr. Ramunė Šmigelskytė-Stukienė, ont présenté deux rapports sur «La mémoire de la Constitution du 3 Mai 1791 dans la société lituanienne» et «L’attitude de la noblesse lituanienne à l’égard de la Constitution du 3 Mai 1791».

Les participants de la conférence ont également pu faire connaissance des archives de la Bibliothèque de Mickiewicz à Paris qui contiennent les documents et objets personnels des insurgés lituaniens et polonais contre le joug tsariste.

Source : Seimas de la République de Lituanie, www.lrs.lt